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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 23:36

Le dévouement ne sert à rien

Il pille nos fondations

Scie les poteaux de confiance

 

« Ne vous inquiétez pas, un petit malaise.

Pourquoi voulez-vous qu’une histoire

morbide se passe dans notre entreprise ?» 

                                                                                   Le patron

 

La confiance est  bafouée et l’équilibre physique

Tombe dans le gouffre du psychique

L’un et l’autre s’absorbant

 

« Ce salarié, qui travaille depuis 7 ans

dans l’entreprise,  aurait tiré à quatre reprises

avant de s’enfuir et de se débarrasser de l’arme »

                                                                                                      La presse

 

Pourquoi attendre

Attendre que les mondes s’inversent

Pourquoi croire

Croire  à la cime qui redresse le bas

 

«  Rentrer chez moi et attendre la police ? »

                                                                                     L’employé

 

    

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Published by Adrien - dans Poésie-polar
23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 13:52

je vais me faire sa femme

il décide

Je vais niquer sa seule attraction

il espère

Je vais dissoudre son foyer

il éructe

Je vais flinguer sa descendance

Il dégueule

Je n'ai plus d'autre solution

il se blesse

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Published by Adrien - dans Poésie-polar
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 16:33

1

 

  Avant
ça plonge             tout plonge
ses yeux, ses mains, ses reins
                          elle oublie mon pénis

En dedans
Tandis qu'elle glisse un doigt fier
dans sa vulve déjà prise,
il s'efforce en coups secs.
Le souffle court et la haine
lui brûle les joues.
                           elle oublie mon pénis
 
En avant
Les seins lui percent le torse.
Des perles de sueur s'écoulent
entre ses fesses: ces collines de chairs
qu'il griffe du bout des doigts.
                               elle oublie mon pénis


2

 Le rouge jaillit
                                     la violence déborde

Des coups de poings
      sur les corps nus

Pas elle ! il y avait un début

Le rouge s'écoule
Les mains retombent

Pas elle ! l'écriture était tenue

Le corps qui perd sa haine involontaire
et retrouve son goût

Pas elle ! la mort en excès

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Published by Adrien - dans Poésie-polar
12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 21:45

 

 

1

 

Ligne rouge, l'horizon se tait

 

Les bouts des doigts en sang

Se laissent effleurer par le vent

 

Le vent qui déploie sa force

                                                                       Et n’emportera pas

Le corps immense à la mer

 

Le sang goutte sur le sable

 

                                                               Gémissement plaintif

 

La cible est maintenant loin de l’arme

 

Emulsion noire

Un doigt plonge dans la plaie

 

Tandis que le vacarme marin inonde l’atmosphère

L’homme n’entend rien

Assassin

mourant

 

 

 

 

 

2

 

Courir

                                                      Des pas éparpillés

  Un regard fatigué

 

Souffle accablant

Qui dérègle le corps

 

Courir

  Une pensée en arrière

Comme un lourd boulet noir

Un boulet qui avale les centimètres d’espoir

 

                       Oublier le sang  

                               Oublier les blessures

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Published by Adrien - dans Poésie-polar
23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 22:14

 

Jusqu'au bout, le nerf absent, les regards laissés à terre. La fleur cueillie au bord de la falaise. L'appendice était prévue: exception exempté de coup de poing. Nos terres en équilibre se réduisent en miettes.

 

L'histoire est là: celle d'un homme qui tombe, s'écrase au bas des falaises, au goût vociférant, d'un étalage de soi sur l'ensemble des cailloux du monde. Il se décide à peindre en noir ses os, un par un, oubliant la blancheur inaltérable du périoste. L'équilibre incalculable se perd. Le gris s'installe à l'évidence. le rythme arrache au mort des morceaux de cuir.

 

Oubliant la ligne et son mécanisme, les cavalcades en surface, le cadavre continue à se penser. Il y a cette rocaille de minutes, ces grappes de rythme où le soleil a étalé ses lumières couchantes. L'homme fracasse son crâne contre le présent. Dans l'eau, chairs en lambeaux et os broyés flottent. Puis, les yeux frôlent le futur, s'exportent en dehors. S'agitent des mouvements fragiles et maigres. Le froid l'emporte. Au delà des cailloux, le vent transit alors les surfaces bleues (et emporte avec lui, la fleur ci-devant cueillie).

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Published by Adrien Meignan - dans Poésie-polar