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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 22:14

 

Jusqu'au bout, le nerf absent, les regards laissés à terre. La fleur cueillie au bord de la falaise. L'appendice était prévue: exception exempté de coup de poing. Nos terres en équilibre se réduisent en miettes.

 

L'histoire est là: celle d'un homme qui tombe, s'écrase au bas des falaises, au goût vociférant, d'un étalage de soi sur l'ensemble des cailloux du monde. Il se décide à peindre en noir ses os, un par un, oubliant la blancheur inaltérable du périoste. L'équilibre incalculable se perd. Le gris s'installe à l'évidence. le rythme arrache au mort des morceaux de cuir.

 

Oubliant la ligne et son mécanisme, les cavalcades en surface, le cadavre continue à se penser. Il y a cette rocaille de minutes, ces grappes de rythme où le soleil a étalé ses lumières couchantes. L'homme fracasse son crâne contre le présent. Dans l'eau, chairs en lambeaux et os broyés flottent. Puis, les yeux frôlent le futur, s'exportent en dehors. S'agitent des mouvements fragiles et maigres. Le froid l'emporte. Au delà des cailloux, le vent transit alors les surfaces bleues (et emporte avec lui, la fleur ci-devant cueillie).

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Published by Adrien Meignan - dans Poésie-polar